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01/11/2011

Des fois, ça marche

Ras le bol de lire les lamentations de peut-être futurs auteurs auto-proclamés comme celle-ci, qui au vu de la manière dont elle écorche la langue française dans un article de 3000 signes, ferait bien de se poser des questions sur la qualité de son premier roman de 300 pages.

 

Ça me donne envie de le raconter : oui, des fois, ça marche.

 

J'ai travaillé pendant plus de trois ans sur le Manoir. Puis je l'ai envoyé à deux éditeurs. Pas cinquante, deux. J'ai juste bien ciblé en fonction de mon sujet. Je n'ai pas écrit une longue lettre pour vanter les qualités de mon texte. Juste une page, pour dire qui je suis. Je n'avais aucun réseau, aucune connaissance de laquelle me réclamer, aucune publication à mon actif. Juste ce texte.

 

Le premier éditeur, je n'y croyais pas. D'ailleurs, quelques mois plus tard, j'ai reçu une jolie lettre m'informant que mon manuscrit ne correspondait pas aux critères de leurs publications. Dont acte.

Le second, j'avais plus d'espoirs, mais il ne m'a pas répondu tout de suite. Il a bien réfléchi. Publier un premier roman comme celui-là, un sujet pareil, c'était risqué.

 

Un jour il me téléphone, me dit que mon texte est bon, qu'il veut le publier. Aucun lézard. Aucune fausse promesse. Un contrat d'édition qui tient la route, avec des conditions tout à fait honnêtes pour un premier roman. Et surtout, aucun copinage.

 

Donc oui, les éditeurs sérieux qui lisent les manuscrits qu'on leur envoie, ça existe. Les romans qui sont publiés juste parce qu'ils sont bons, ça existe aussi. Donc, chers jeunes auteurs, arrêtez de vous lamenter et faites la seule chose qu'il y a à faire. Travaillez. Ecrivez. Ré-écrivez. Re-travaillez. Il n'y a pas d'autre recette.

24/06/2011

Way down

En quelques mois, j'ai fait successivement partie du groupe des gens qui écrivent en rêvant secrètement d'être lus, puis des gens qui sont lus en rêvant secrètement d'être publiés, et maintenant des gens qui sont publiés et rêvent de vendre des livres.

 

La vie est faite de frustrations.

04/05/2011

Le papier

Avec tous les outils qui sont mis à notre disposition aujourd'hui pour nous faciliter la tâche, je me demande parfois pourquoi, obstinément, le papier reste un passage obligé. Oui, je fais partie de ces écrivains dinosaures qui écrivent encore des manuscrits manuscrits, à la main, avec un stylo, et sur des feuilles (dans mon cas, plutôt sur des carnets que je choisis avec un soin quasi maniaque).

 

Le papier reste un passage obligé de mon écriture parce qu'il m'oblige à prendre le temps. Prendre le temps de réfléchir, ne pas écrire n'importe quoi parce que sinon, cela se terminera par d'immondes ratures, ou des collages, ou d'invraisemblables constructions de pattes de mouches dans les marges.

Le papier comme ralentissement volontaire.

 

Alors oui, écrire sur du papier, c'est bien ; publier sur du papier c'est encore mieux. Quelle impatience... La semaine dernière, mon éditeur m'a envoyé la maquette de la couverture. Retour au papier, après un passage par l'électronique. J'ai hâte de voir les épreuves.