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24/02/2017

Des aiguilles sous les ongles

« Puis elle lui raconta son rêve : ils étaient tous les deux quelque part avec Sabina. Dans une chambre immense. Il y avait un lit au milieu, on aurait dit la scène d’un théâtre. Tomas lui ordonna de rester dans un coin et il fit l’amour devant elle avec Sabina. Elle regardait, et ce spectacle lui causait une souffrance insupportable. Pour étouffer la douleur de l’âme sous la douleur physique, elle s’enfonçait des aiguilles sous les ongles. « Ça faisait atrocement mal ! » dit-elle, serrant les poings comme si ses mains avaient été réellement meurtries.
Il la prit dans ses bras et lentement (elle n’en finissait pas de trembler) elle s’endormit dans son étreinte. »

Extrait de Milan Kundera, L'Insoutenable Légèreté De L'être.

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