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13/12/2012

Le tour du BDSM en 80 jours


80days.jpgLa vague rose suivant 50 nuances de Grey aura eu au moins ceci de positif de nous amener jusque dans nos librairies françaises des vrais livres intéressants et écrits par des vrais auteurs sur le thème du BDSM. Dans le genre, je viens de finir le premier opus de la trilogie "Eighty days" qui paraîtra en janvier en France sous le titre "80 notes de jaune" (j'avoue, mes excuses à l'éditeur, le titre français est presque aussi raté que celui de 50SoG).

On nous propose donc une nouvelle histoire à l'eau de rose avec du BDSM dedans, sauf que cette fois les personnages sont crédibles, et en plus ils ont un cerveau.

Summer est une jeune violonniste prodige qui vivotte en décrochant de maigres cachets de concert et en faisant la manche dans le métro. Un jour, son violon est brisé dans une rixe et un mystérieux admirateur inconnu lui propose de lui offrir un nouvel instrument... pourvu qu'elle accepte "son défi et ses conditions". On assiste bientôt à un concert privé d'un genre un peu particulier, où la jeune femme doit jouer nue au sein d'un quatuor aux yeux bandés, avec pour seul public cet homme dont l'autorité la transporte.

Nous voici entraînés dans les donjons souterrains d'un Londres nocturne aux multiples perversions. Elle n'a pas froid aux yeux, la petite Summer, peut-être même pas assez. A force de pousser la soumission toujours plus loin, elle pourrait bien perdre son maître, voir se perdre elle-même.

Je n'en dévoile pas davantage sur l'histoire. Ce que je trouve intéressant, c'est que ce roman fait le tour de ce qu'il y a à dire sur le BDSM sans trop tomber dans les poncifs du genre. La clé est bien sûr davantage dans le jeu psychologique que dans les pratiques, qu'elles soient sexuelles ou strictement SM, même si ce que j'appellerais "l'orgasme mental", ici comparé à ce que ressent la jeune femme quand elle s'abîme dans sa musique, tient une bonne place. Finalement, ce ne sont pas les coups qui blessent, et le danger réside dans des ressorts bien plus subtils, comme la manipulation d'un pseudo-maître qui domine avec un égoïsme dégoûtant.

Alors certes, on pourra reprocher à l'anonyme duo qui se cache derrière le pseudonyme de Vina Jackson d'avoir parfois sombré dans la facilité (encore que le maître qui s'appelle Dom, moi ça m'a fait beaucoup rire ;-) mais on passe quand même un bon moment. La langue de Shakespeare n'étant pas ma langue maternelle, j'ai trouvé l'écriture simple sans être indigente, et je me suis facilement laissée prendre par l'histoire. L'héroïne est attachante et on tremble pour elle au point de finir le roman tout tourneboulé.

J'avais terminé le premier tome de Fifty Shades of Grey suffisamment dégoûtée pour jurer que jamais je ne lirais les suivants. J'ai refermé le premier tome d'Eighty days impatiente de lire la suite.

Traduction française en librairie le 25 janvier.

Commentaires

Bonjour,

En passant sur" BDSM ou ABUS" , un article d'Isa nous amenait vers votre article... ça donne envie de lire ce livre et je vais l'acheter .

En ce qui concerne 50 nuances de Grey , le tome 2 est largement mieux écrit que le 1 , la traductrice n'est pas la même...ya peut être trois ou 4 "waouh" dans tout le bouquin et bien répartis, cette fois !!
Mais ça reste une bluette vraiment TRES gentillette ... on en est encore à attendre sa première sodomie rire.

Bref ... le 3eme tome peut également attendre ......que j'ai lu "eighty days"

Merci à vous

Cordialement

Ludivine

Écrit par : ludivine | 06/02/2013

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