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23/11/2011

Un prix pour le Manoir

Ce week-end, j'étais au Salon du livre érotique et des dessous chics à Evian, où j'ai eu la joie de dédicacer quelques exemplaires du Manoir, et surtout de recevoir le prix du meilleur premier roman érotique ! Le prix est une charmante statuette réalisée par that's all arts.

 evian-prix.jpg

J'ai eu la chance de passer à peu près tout le week-end assise entre Anne Bert et Franck Spengler, on peut difficilement imaginer meilleure compagnie. J'ai aussi croisé quelques connaissances virtuelles, dont Chocolat cannelle et Isa Lorédan.

 

Nous avons été plus que très bien accueillis par David Racana, concepteur de cet événement, qui a réussi à donner une image classe et intelligente de l'érotisme à laquelle d'adhère totalement.

 

evian-5.jpg

Personnellement je n'ai pas passé beaucoup de temps à flâner au milieu des photos, dessins, vêtements et bouquins qui étaient exposés en quantité mais surtout en qualité, et je n'ai écouté que d'une oreille les débats que David animait avec brio sur une scène remarquablement agencée.

 

Je regrette surtout d'avoir dû partir un peu vite, il faudra remettre ça l'année prochaine !

01/11/2011

Des fois, ça marche

Ras le bol de lire les lamentations de peut-être futurs auteurs auto-proclamés comme celle-ci, qui au vu de la manière dont elle écorche la langue française dans un article de 3000 signes, ferait bien de se poser des questions sur la qualité de son premier roman de 300 pages.

 

Ça me donne envie de le raconter : oui, des fois, ça marche.

 

J'ai travaillé pendant plus de trois ans sur le Manoir. Puis je l'ai envoyé à deux éditeurs. Pas cinquante, deux. J'ai juste bien ciblé en fonction de mon sujet. Je n'ai pas écrit une longue lettre pour vanter les qualités de mon texte. Juste une page, pour dire qui je suis. Je n'avais aucun réseau, aucune connaissance de laquelle me réclamer, aucune publication à mon actif. Juste ce texte.

 

Le premier éditeur, je n'y croyais pas. D'ailleurs, quelques mois plus tard, j'ai reçu une jolie lettre m'informant que mon manuscrit ne correspondait pas aux critères de leurs publications. Dont acte.

Le second, j'avais plus d'espoirs, mais il ne m'a pas répondu tout de suite. Il a bien réfléchi. Publier un premier roman comme celui-là, un sujet pareil, c'était risqué.

 

Un jour il me téléphone, me dit que mon texte est bon, qu'il veut le publier. Aucun lézard. Aucune fausse promesse. Un contrat d'édition qui tient la route, avec des conditions tout à fait honnêtes pour un premier roman. Et surtout, aucun copinage.

 

Donc oui, les éditeurs sérieux qui lisent les manuscrits qu'on leur envoie, ça existe. Les romans qui sont publiés juste parce qu'ils sont bons, ça existe aussi. Donc, chers jeunes auteurs, arrêtez de vous lamenter et faites la seule chose qu'il y a à faire. Travaillez. Ecrivez. Ré-écrivez. Re-travaillez. Il n'y a pas d'autre recette.