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28/10/2011

Ils en parlent aussi...

"Ce roman érotique est incontestablement le meilleur du genre de la rentrée littéraire 2011, voire de l'année. C'est un roman SM d'une telle originalité qu'il sera facilement lu et apprécié par les moins adeptes de cette classification."

Guillaume Perrotte

 

"[Le Manoir] frappe (...) par sa modestie et sa sincérité, son écriture au plus près du sentiment amoureux d’une femme dont le masochisme n’est pas synonyme de perte d’estime de soi, n’équivaut pas à un chemin vers la destruction, mais à une forme de sensualité et peut-être aussi, d’exploration et de dépassement."

Tang Loaëc


"Le personnage de Pauline nous fait partager ses émotions et sentiments ; doute, angoisse, addiction, insubordination, goût du jeu et aussi les sensations qu'elle peut ressentir lors des séances (...) L'auteur a mis du soin à entrer dans la psychologie des personnages notamment Pauline et Julien ce qui efface toute superficialité dans le récit."

Humour de ma nuit

01/10/2011

Promenade dans les archives du Manoir

C'est en lisant Les falsificateurs d'Antoine Bello que m'est venue l'idée de travailler sur les archives du Manoir. Bello explique que les ingrédients d'une bonne falsification sont d'une part le scénario, d'autre part les sources. Même si c'est un travail plus laborieux, il ne faut pas négliger la création des sources !

Dans le cas du Manoir, les sources, ce sont tous les documents d'archives qui sont stockés dans la bibliothèque, dans le désordre le plus complet, et que Pauline a la charge d'identifier, de classer, bref de comprendre.

Alors que j'écrivais le roman, j'ai commencé à travailler sur les sources en me disant qu'elles me serviraient de matériau brut, de contexte, pour donner de l'épaisseur à mes personnages. Petit à petit, je suis passée d'une simple liste à la rédaction des documents eux-mêmes, à travers un processus qui consistait à imaginer la façon dont Pauline les interpréterait, ce qu'elle ressentirait en les découvrant.

De là à intercaler les documents (ou leur analyse) dans le texte lui-même, il n'y avait qu'un pas.

J'ai donc essayé d'imaginer toutes les sortes de choses qu'on pourrait trouver dans ces archives :

  • des correspondances envoyées et reçues par différents membres de la famille,
  • les sulfureux carnets de notes du fondateur du Manoir,
  • des photographies anciennes, dont certaines réalisées avec des techniques anciennes, des plaques de verres, des daguerréotypes
  • des plans du Manoir, et les plans de la propriété issus du cadastre,
  • des livres de comptes,
  • des contrats et actes administratifs divers,
  • des articles de presse,
  • etc.

Le tout est complété petit à petit par les "archives orales", que Pauline constitue en interviewant les personnes clef du Manoir pour qu'ils lui racontent leur vie. Opération qui finira par exhumer un inavouable secret...

Les extraits de ces documents, restitués plus ou moins in extenso, rythment le récit par le changement de style qu'ils impliquent. Evidemment, ce qui est intéressant, c'est de voir la jeune archiviste faire dans ses rapports cet exercice d'objectivité et d'observation neutre que lui commande son professionnalisme, alors qu'on peut constater par ailleurs dans quelle tourmente ses découvertes la plongent...

Dernier ingrédient préconisé par Bello, les légendes : quand la falsification implique la création de toute pièce d'un personnage, une équipe dédiée s'applique à lui inventer une identité, un passé, un caractère... J'ai rédigé des "légendes" extensives pour presque tous les personnages. Mais c'est une autre histoire...