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21/05/2011

Lolita

"Tout à coup un changement mystérieux s'opéra dans tous mes sens. (...) Ce qui n'était au début qu'un étirement de mes racines les plus intimes se mua en un fourmillement radieux, lequel avait atteint maintenant cet incomparable palier de sécurité, de confiance et d'assurance que l'on ne retrouve nulle part ailleurs à l'état conscient. (...) Le soleil implicite palpitait dans les peupliers plantés là pour l'occasion ; nous étions fantastiquement et divinement seuls ; je l'observais, toute rose, pailletée d'or, qui se profilait derrière le voile de ma délectation maîtrisée dont elle demeurait inconsciente, étrangère, et le soleil jouait sur ses lèvres..."

 

Vladimir Nabokov, Lolita, 1955

04/05/2011

Le papier

Avec tous les outils qui sont mis à notre disposition aujourd'hui pour nous faciliter la tâche, je me demande parfois pourquoi, obstinément, le papier reste un passage obligé. Oui, je fais partie de ces écrivains dinosaures qui écrivent encore des manuscrits manuscrits, à la main, avec un stylo, et sur des feuilles (dans mon cas, plutôt sur des carnets que je choisis avec un soin quasi maniaque).

 

Le papier reste un passage obligé de mon écriture parce qu'il m'oblige à prendre le temps. Prendre le temps de réfléchir, ne pas écrire n'importe quoi parce que sinon, cela se terminera par d'immondes ratures, ou des collages, ou d'invraisemblables constructions de pattes de mouches dans les marges.

Le papier comme ralentissement volontaire.

 

Alors oui, écrire sur du papier, c'est bien ; publier sur du papier c'est encore mieux. Quelle impatience... La semaine dernière, mon éditeur m'a envoyé la maquette de la couverture. Retour au papier, après un passage par l'électronique. J'ai hâte de voir les épreuves.