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23/12/2010

Le Bandeau et la Ceinture

Deux textes m'ont marquée pendant que j'étais en train de travailler sur le Manoir : Le Bandeau, de J.F. Mopin, et La Ceinture, de Nathalie Ours.

 

Le Bandeau est un très beau livre érotique, de ceux qui ont une écriture, et une histoire dont on a envie de connaître la suite, et la fin. Dans un billet de blog, l'auteur explique pourquoi il s'est lancé dans l'écriture d'un érotique ; j'ai trouvé ses raisons un peu cyniques, mais peu importe, puisqu'il en est sorti un texte qui m'a profondément envoûtée. Et c'est vrai, écrit avec autant de sensibilité que par une femme.

La Ceinture est une vraie bizarrerie littéraire, maginifique aussi. On pense s'embarquer dans un livre érotique, et on se retrouve dans une histoire où le sexe, ou plutôt sa privation puisque c'est de cela qu'il s'agit, n'est qu'une autre façon de chercher le moi, de le provoquer dans l'extrême, comme certains sauteraient en parachute pour se sentir exister.

 

Ces deux textes ont marqué un pas dans ma conception de ce que devrait être un bon roman érotique. Ce n'est pas parce qu'il y a des figures imposées qu'il faut sacrifier la qualité de l'ensemble. C'est ce qui m'a décomplexée dans mon projet. Un érotique, pourquoi pas ? Pourquoi serait-ce moins noble qu'un polar ou un roman historique ?

Le Bandeau et la Ceinture c'est aussi deux histoires où l'interdit, la frustration, la privation jouent un rôle essentiel. Le désir qu'on refuse d'assouvir, avec tout son cortège d'émotions contradictoires, fait décidément partie de mes fascinations.

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